Wu Zao, poétesse

Wu Zao (1799 – 1862 ou 1863) est l’une des poétesses les plus connues de l’époque de la dynastie Qing en Chine.

Poétesse et dramaturge

Cette image montre deux pages d'une édition illustrée du Li Sao de 1645. La page de gauche est une page de texte, écrite en chinois ; la page de droite une illustration.

Peu d’éléments de la vie de Wu Zao nous sont parvenus. Elle naît à Renhe (aujourd’hui Hangzhou), sur la côte chinoise, au cours de la dynastie Qing. Fille de marchand, elle est par la suite mariée à un homme d’affaires, du nom de Huang. Ses contemporains soulignent que « son mari et son père n’avaient jamais jeté un coup d’œil à un livre ».

Wu Zao, elle, écrit de la poésie et du théâtre. Elle est réputée être l’une de meilleures autrices de poésie ci, une forme chantée de la poésie chinoise. Elle en laisse deux recueils : Hualian ci et Xiangnan xuebei ci. Wu Zao est également réputée pour ses talents au guqin, un instrument à cordes traditionnel. Dramaturge, elle écrit un zaju, une pièce de théâtre-opéra.

Le Portrait

Le Portrait (Qiaoying, aussi connu sous le titre de Yinjiu jusao, « Lire le Li sao tout en buvant« ), le zaju composé par Wu Zao, s’intéresse en un acte à la condition des femmes. Le personnage principal, Xie Xucai (dont le nom fait référence à la femme de lettres du 4e siècle Xie Daoyun), qui aime s’habiller en homme, se plaint de ce que son sexe l’empêche d’exprimer ses talents et ses ambitions.

Jouée sur scène, avec un acteur masculin dans le rôle de Xie Xucai, la pièce sera publiée en 1825.

« Lire Le rêve dans le pavillon rouge« 

Pourquoi vouloir rafistoler le ciel
Quand on peut absorber son âme dans les profondeurs du pavillon rouge ?
Martin-pêcheur parfumé.
La fille insensée et le garçon idiot, je crains qu’ils ne se réveillent jamais —
Tous les jours, semant leurs graines d’amour avec amertume.
Laquelle d’entre elle, je demande
Est la véritable vraie graine d’amour?
La pierre têtue a la sentience mais le sylphe a le malheur;
Leurs trois existences recueillent tristesse et larmes de cire.
D’un coup s’achève ainsi
Le rêve de vide suprême.

Liens utiles

Page Wikipédia de Wu Zao
Wu Zao, Reading The dream of the red chamber

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