Margaret Atwood, écrivaine féministe

Romancière canadienne, Margaret Atwood (née en 1939) a reçu de nombreuses récompenses pour son œuvre littéraire. Elle est connue, en particulier, pour son roman d’anticipation dystopique La Servante écarlate, adapté en série. En 2018, vous avez voté pour elle pour le prix Nob’Elle de littérature !

La passion de l’écriture

Margaret Atwood en 2015
© 2015 Larry D. Moore

Deuxième des trois enfants de Margaret Dorothy et de Carl Edmund Atwood, Margaret Eleanor Atwood nait à Ottawa au Canada le 18 novembre 1939. Ses deux parents sont scientifiques. Son père est spécialisé en entomologie (étude des insectes), et Margaret passe une large partie de son enfance à arpenter les bois canadiens avec lui.

Lectrice passionnée, Margaret écrit ses premiers poèmes à l’âge de six ans et réalise qu’elle veut devenir écrivaine professionnelle à l’adolescence. Lorsqu’elle poursuit ses études à l’Université Victoria à l’université de Toronto, elle publie des poèmes et des articles dans le journal littéraire de l’Université. En 1961, elle obtient un diplôme en Arts en anglais. La même année, elle obtient sa première récompense littéraire : la médaille E. J. Pratt, accordée par l’Université pour son recueil de poèmes Double Persephone.

Carrière d’enseignante

Margaret poursuit ses études au Radcliffe College puis entreprend un doctorat à Harvard mais n’achèvera jamais sa thèse.

Devenue enseignante, Margaret enseigne dans plusieurs universités canadiennes (Université de la Colombie-Britannique, Université Sir George Williams à Montreal, Université d’Alberta) puis américaines (Université d’Alabama, Université de New York).

En 1968, elle épouse Jim Polk mais divorce cinq ans plus tard. Elle entame alors une relation avec le romancier Graeme Gibson, avec qui elle aura une fille, Eleanor Jess Atwood Gibson.

Premiers romans

Parallèlement à sa carrière d’enseignante, Margaret se consacre activement à sa passion de l’écriture. En 1969, elle publie son premier roman, The Edible Woman (La Femme comestible), mettant en scène une jeune fiancée qui devient incapable de manger et qui se voit transformée en produit de la société de consommation. Margaret évoquera plus tard l’oeuvre comme « protoféministe » ; bien qu’évoquant l’aliénation des femmes, il parait avant la deuxième vague féministe et n’est pas le fruit d’une réflexion féministe consciente.

Ses romans suivants, comme Surfacing (Faire surface, 1972), Lady Oracle (1976), Bodily Harm (Marquée au corps, 1981) mettent en scène des personnages féminins, souvent aux prises avec une société patriarcale. Ces œuvres explorent et questionnent fréquemment les questions d’identité de genre. Elle évoque également souvent, dans ses écrits, la culture canadienne et les relations des êtres humains avec les animaux.

La Servante écarlate

En 1985, Margaret publie son oeuvre la plus connue, The Handmaid’s Tale (La Servante écarlate). Œuvre d’anticipation dystopique, le livre décrit un futur dominé par la religion, où les femmes sont divisées en trois classes : les Épouses, détenant du pouvoir, les Marthas, qui s’occupent des tâches domestiques, et les Servantes écarlates, vouées à la reproduction, dont fait partie l’héroïne.

La Servante écarlate vaut de nombreuses récompenses à Margaret, parmi lesquelles le premier prix Arthur-C.-Clarke en 1985. L’œuvre sera adaptée en film en 1990 puis en série en 2017. Saluée par la critique, la série tirée du livre connait un grand succès.

Les romans suivants de Margaret, parmi lesquels Cat’s Eye (Œil-de-chat, 1988), The Robber Bride (La Voleuse d’hommes, 1993), Alias Grace (Captive, 1996), The Blind Assassin (Le Tueur aveugle, 2000) ou encore The Penelopiad (L’Odyssée de Pénélope, 2005) lui valent de nouvelles récompenses et la reconnaissance de la critique.

Margaret est également l’autrice de la trilogie Le Dernier Homme, explorant à son tour un futur dystopique où les hommes semblent avoir disparus et où la Terre, dévastée, est peuplée de créatures génétiquement modifiées.

Femme engagée et humaniste, Margaret a été nommée Humaniste de l’année en 1987 par la American Humanist Association. Elle a été intégrée au Canada’s Walk of Fame (Allée des célébrités canadiennes) en 2001.

Liens utiles

Page Wikipédia de Margaret Atwood
Page Wikipédia de Margaret Atwood en anglais (plus complète)
Site officiel de Margaret Atwood
Margaret Atwood, la reine des damnés

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