Marie la Juive, pionnière de l’alchimie

Alchimiste de l’époque hellénistique, Marie la Juive (aussi appelée Maria Hebraea, ou Miriam Prophetissa) est considérée comme l’une des pionnières de l’alchimie ; elle est créditée de l’invention de plusieurs instruments et techniques, et a notamment donné son nom au bain-marie.

Époque hellénistique

Gravure de Marie la Juive, dans le Symbola Aurea Mensae Duodecim Nationum, (1617) de l'alchimiste allemand Michael Maier.Ce que nous savons sur l’existence de « Marie la Juive », nous le tenons principalement de l’alchimiste grec originaire d’Egypte Zosime de Panopolis, qui a vécu à Alexandrie aux alentours de l’an 300, en pleine époque hellénistique. Dans son œuvre importante, qui nous est parvenue par fragments, Zosime cite les travaux antérieurs d’alchimistes et décrit notamment les techniques et outils qu’ils utilisent.

Parmi d’autres noms, Zosime évoque une Marie, qu’il appelle parfois « Marie la Divine » et qu’il classe parmi les « anciens », antérieure à l’an 300 donc. D’autres écrits l’évoquent par la suite. Les œuvres de l’évêque Épiphane de Salamine (4ème siècle) rapportent une vision qu’elle aurait eu de Jésus, ce qui la place après l’avènement du christianisme, mais d’autres comme le chroniqueur byzantin Georges le Syncelle (8ème siècle) la placent avant notre ère. Elle est aussi appelée parfois « sœur de Moïse ».

Quoiqu’il en soit, Marie vit vraisemblablement en Egypte avant le 4ème siècle, au cours de la période hellénistique et en pleine période d’essor de l’alchimie occidentale.

Le bain-marie

Zosime cite une œuvre attribuée à Marie la Juive, Sur les fourneaux et les instruments (Peri kaminon kai organon), qui décrit des outils et instruments de métal, de verre et d’argile, utilisés pour la cuisson ou la distillation. Le dispositif le plus célèbre qui lui est attribué est le bain-marie, méthode visant à réchauffer une substance en la plaçant dans un récipient rempli d’eau chaude.  Peut-être utilisé plus tôt dans la médecine grecque, le bain-marie est resté attribué à Marie la Juive qui lui donne son nom.

D’autres outils sont attribués à Marie et décrits par Zosime : le tribikos, un alambic en cuivre disposant de trois vases récepteurs, et la kérotakis, un alambic en vase clos permettant aux alchimistes de soumettre des métaux à l’action de différents vapeurs.

L’axiome de Maria

Marie la Juive a marqué durablement l’histoire de l’alchimie et nombre de ses successeurs la citent et encouragent à propager ses travaux. Dans ces textes, des citations et des principes de l’alchimie lui sont attribués :

Unissez le masculin et le féminin, et vous obtiendrez ce que vous souhaitez.

Le principe suivant est connu comme l’axiome de marie :

Un devient deux, deux deviennent trois, et du troisième naît l’un comme quatrième.

Au 10ème siècle, Marie la Juive est citée par l’érudit Ibn al-Nadim comme l’un·e des 52 alchimistes les plus connu·es. L’alchimiste allemand Michael Maier la considère comme l’un des quatre femmes capable de produire la pierre philosophale.

Liens utiles

Page Wikipédia de Marie la Juive en anglais
Grande femme de l’histoire : Miriam l’alchimiste
Marie la Juive
Textes à propos de Marie la Juive

 

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